';

Démarrer en freelance après ses études : bonne ou mauvaise idée ?

Après 198 heures de révision, 12 586 lignes de dissertations et 12 heures d’oraux, vos dures années de labeur sur les bancs de l’école sont enfin récompensées : vous venez de décrocher votre diplôme. Un monde de possibilités s’ouvre à vous. Parmi elles, travailler à votre compte. Une aspiration de plus en plus partagée par les jeunes diplômés comme vous.

Démarrer en freelance après ses études : bonne idée ou idée folle ? Décryptons les tenants et les aboutissants de ce choix.

Démarrer en freelance après ses études, une mauvaise idée si…

 1/ vous ne pouvez résister aux sirènes de vos programmes télé favoris et des grasses matinées

Qu’on se le dise, être freelance implique une auto-discipline de fer (ou du moins en carbone). La liberté de pourvoir organiser et gérer librement son emploi du temps ne doit pas être un prétexte pour traîner en pyjama devant les 12 coups de midi (ou pire, devant les Ch’tis).

La vie de freelance vous réserve des journées plutôt bien remplies : entre la réalisation de vos missions, la recherche de nouveaux clients, la gestion administrative, votre auto-promotion, … vous allez devoir trouver votre routine (et vous y tenir !) si vous souhaitez faire du freelancing une activité pérenne.

Pour autant, les loisirs et autres distractions ne sont pas à bannir (loin de là !). Il faut juste trouver le bon dosage !

2/ vous avez la nausée à l’idée de démarcher des clients

Être son propre patron, ça fait rêver. Mais dans la réalité, ça signifie surtout  trouver soi-même ses propres clients, négocier ses tarifs et hélas parfois, essuyer des refus.

Quand on y pense, c’est pareil quand on cherche du boulot, non ?

3/ vous projetez d’acheter votre 25m² dans les 6 mois à venir (ou vos parents souhaitent vous voir quitter le nid familial très très prochainement)

Maintenant que vous avez votre diplôme en poche, vous (et vos parents) avez soif de liberté et d’avoir enfin votre propre nid douillet. On ne va pas vous mentir, votre banquier (ou le propriétaire, si vous envisagez une location) risque d’étouffer un rire narquois à la lecture du mot « freelance », « indépendant » ou « entrepreneur » dans votre dossier (vous voyez la pub CIC ?).

Petit conseil : ne vous fâchez pas avec papa et maman : ils feront de très bons garants pour votre appartement.

4/ vous ne supportez pas d’être riche comme Crésus un jour, pauvre comme Job un autre jour

L’activité de freelance est, en tout cas au début, en dent de scie. Vous alternerez les périodes fastes avec des périodes de vaches maigres. Un freelance averti en vaut 2 : si la perspective d’une traversée du désert provoque en vous des crises d’angoisse accompagnées de sueur froide : respirez profondément et lisez cet article jusqu’au bout (nous avons un remède pour vous).

5/ vous broyez du noir à la moindre difficulté

Il est vrai qu’en freelance, vous pouvez passer du sentiment d’intense satisfaction à celui de profond désarroi, en moins de temps qu’il ne faut pour dire « Aïe ! ». Entre les contrats décrochés et les devis sans suite, sans compter les missions réalisées « bénévolement » (parce que les clients ne paient pas), être freelance nécessite de développer sa résilience. Un mot tendance, mais une qualité vraiment indispensable.

Et pas que pour être freelance d’ailleurs.

Démarrer en freelance après ses études, une bonne idée si…

1/ il est plus facile de trouver un client qu’un employeur

Vous rappelez-vous votre parcours du combattant pour décrocher juste un stage dans cette grande entreprise du CAC 40 ? Combien d’entretiens aviez-vous passé ? Combien d’interlocuteurs aviez-vous rencontré ? Cela n’est qu’un avant-goût de ce qui vous attend pour intégrer ces grands groupes. Les startups ne sont pas en reste d’ailleurs.

Embaucher un collaborateur demeure pour l’entreprise une décision qui l’engage, tant juridiquement que financièrement.

Juridiquement d’abord, car les employeurs ont tendance à trouver le droit du travail trop contraignant et peu flexible, avec toujours cette crainte d’affronter des litiges prud’homaux.

Financièrement d’autre part, car le coût d’un salarié ne se résume pas à son seul salaire.

Outre les charges sociales (vous savez, toutes ces lignes sur votre bulletin de paie), l’entreprise verse des contributions calculées sur la masse salariale (la somme de tous les salaires versés) avec des taux différents selon la taille de l’entreprise.

Vous comprenez pourquoi une entreprise réfléchit à deux fois avant d’embaucher.

Proposer des missions en freelance représente une solution à la fois plus « lisible » financièrement (budget connu à l’avance, pas d’effet « kiss cool ») et offrant un cadre juridique plus acceptable pour l’entreprise : celui du droit commercial et non plus du droit social.

Résultat : le circuit de « recrutement » en freelance est bien plus court que celui pour obtenir un CDD ou CDI.

2/ vous allez acquérir plus d’expérience, plus rapidement, et développer votre agilité

Pendant que vos camarades salariés dans des grands groupes vont s’ennuyer dans des missions qui leur auront été imposées, loin des idéaux qu’ils avaient au démarrage, vous, vous aurez cette liberté de choisir vos clients et vos missions.

Vous allez surtout pouvoir diversifier les projets sur lesquels vous travaillerez. Vous allez pouvoir collaborer avec des organisations de différentes tailles, dans différents secteurs d’activité. En développant votre capacité à vous adapter à ces différents univers, vous allez progresser bien plus rapidement que vos anciens camarades au bord du bore-out ou du burn-out.

3/ vous avez des « amis » qui vous veulent du bien

Se lancer en freelance aujourd’hui est bien plus aisé qu’il y a une dizaine d’années.

Le recours au freelancing est rentré dans les habitudes des entreprises, si bien qu’on ne compte plus le nombre de plateformes mettant en relation les freelances et ces entreprises. Une aubaine pour quiconque souhaitant se lancer sans rentrer dans des démarches commerciales trop poussées. Du moins au début.

D’ailleurs, ces plateformes organisent régulièrement des meetups sur les problématiques rencontrées par ces solo-entrepreneurs. Une façon de rompre son isolement en bénéficiant de conseils avisés pour développer son activité.

Les espaces de coworking, qui pullulent un peu partout désormais, offrent un cadre de travail agréable et propice à la concentration, en plus de proposer des ateliers thématiques : l’occasion de networker et d’échanger avec des pairs. Fini la solitude !

Des startups se sont positionnées sur le créneau des freelances afin de permettre de réduire les écarts avec le statut de salarié. Wemind propose notamment une garantie logement afin de rassurer les propriétaires frileux à l’idée d’accepter le dossier location d’un freelance.

Et puis, vous avez les sociétés de portage salarial, qui permettent aux freelances de travailler en tant qu’indépendant tout en ayant le statut de salarié, et les droits qui s’y rattachent (couverture sociale, retraite et surtout chômage).

Le portage salarial : LA bonne idée pour oser se lancer en freelance après ses études

A mi-chemin entre salariat et entrepreneuriat, le portage salarial est un bon compromis pour allier le meilleur de ces deux mondes. On compte près de 70 000 indépendants en France exerçant via ce dispositif. Un chiffre en constante augmentation ces dernières années.

Pourquoi le portage salarial est-il une solution à envisager pour se lancer en freelance ?

1/ Des formalités simples (et dans un langage que tout le monde comprend)

Comprendre la différence entre EURL, SARL, EIRL, micro-entreprise… n’est pas à la portée de tout le monde (et a tendance à en décourager plus d’un).

Accomplir les formalités de création de son entreprise l’est tout autant (ce n’est pas pour rien que la CCI ou d’autres organismes proposent d’effectuer ces formalités à votre place).

Et une fois son statut créé, reste encore à effectuer les formalités de gestion tout au long de la vie de son entreprise : tenir une comptabilité, faire sa déclaration de chiffre d’affaires, déclarer sa TVA, payer ses cotisations, etc. Une vraie réjouissance.

Le portage salarial présente l’avantage d’être simple à comprendre et encore plus simple à mettre en place : une convention de portage, un contrat de travail et c’est tout. Les mêmes formalités que pour une embauche classique. On ne peut plus simple. On ne peut plus rapide. Vous pouvez même démarrer une mission en moins de 24 h !

2/ Zéro engagement

Vous êtes libre d’utiliser les services de la société de portage salarial juste une fois, que ce soit pour 1 mois, 6 mois ou plus si affinité. Le principe est simple : vous ne facturez rien, vous ne payez rien.

Ainsi, le portage salarial vous permet de tester sans frais votre capacité à entreprendre en freelance. Mais cela peut aussi être un formidable tremplin vers un emploi durable en CDI si vous changez d’avis.

3/ Des revenus, même quand vous ne travaillez plus

Pouvoir bénéficier de rentrée d’argent même quand vous n’avez pas de clients, voilà un besoin exprimé par un grand nombre de travailleurs indépendants.

L’extension de l’assurance chômage à cette catégorie d’actifs était une des promesses électorales d’Emmanuel Macron. Hélas, la réponse apportée est loin de satisfaire les intéressés. Pour prétendre à une indemnisation de 800 € par mois pendant 6 mois, il faudra justifier d’une moyenne de 10 000 € de chiffre d’affaires sur les 2 dernières années et liquider son entreprise.

En portage salarial, comme vous avez un statut de salarié, les conditions pour ouvrir des droits Pôle Emploi sont les mêmes que pour un salarié classique (avoir travaillé 610 heures sur les 24 derniers mois).

Bien plus avantageux que la proposition du gouvernement. Ce qui vous permet de bénéficier d’allocations chômage entre vos missions et d’être plus serein durant cette phase où vous prospectez de nouveaux clients.

Alors, to be or not to be freelance ?

Finalement, cela n’a guère d’importance. Ce qui doit être votre priorité à l’issue de votre formation, c’est de rapidement mettre en pratique les compétences acquises durant votre parcours pédagogique. Saisissez les opportunités qui s’offrent à vous et qui vous donnent envie de vous investir, peu importe que ces opportunités soient en CDD, CDI ou freelance.

Grâce au portage salarial, élargissez vos perspectives. N’ayez plus peur de postuler pour une mission freelance et de revenir au salariat ensuite, ou vice-versa. Vous êtes libre. Vous êtes jeune : foncez !

 

 

_______________________________________________

Tenté(e) par l’aventure freelance ? Envie d’être accompagné(e) dans vos premiers pas d’indépendant ?

Contactez Katia Razafin par téléphone au 07 67 04 96 25 ou par mail : k.razafin@hura-portage.com

démarrer en freelance après ses études
Recommander
  • Facebook
  • Twitter
  • Google +
  • LinkedIN
  • Pinterest
Partager
Mots clé
Laissez un commentaire